L’histoire : Pat, une jeune écossaise en année sabbatique, emménage au 44 Scotland Street et, dans le même temps, est embauchée dans une petite galerie d’art. Son quotidien s’avère décevant, entre son colocataire dont la beauté n’a d’égale que le narcissisme, et son travail quelque peu ennuyeux. Mais bientôt, pour pimenter tout ça, s’invitent une voisine excentrique, un petit garçon prodige et un tableau qui pourrait être une véritable mine d’or.
Alexander McCall Smith est peut-être plus connu pour sa série “Mma Ramotswe, détective”, se passant au Botswana, et que j’adore. Ici, il délaisse l’Afrique pour Edimbourg, troquant l’exotisme pour le charme de la vieille Europe.
Ma première réaction fut que c’est assez mal écrit (ou mal traduit ? Je n’ai jamais remarqué que les Mma Ramotswe manquaient particulièrement de style, mais les ayant lus en anglais, je suis mauvais juge). J’aurais du mal à dire pourquoi, mais j’ai trouvé les phrases maladroites, peu élaborées. Ma deuxième réaction fut : quand est-ce qu’il se passe quelque chose ? L’histoire est assez creuse, et avance à pas de souris, avec une foule de digressions inutiles, d’intrigues secondaires sans lien avec le reste et de longues scènes sans trop d’intérêt. Peut-être est-ce du au fait qu’à l’origine, c’était un feuilleton publié dans un quotidien ? J’imagine que les contraintes sont différentes dans ce cas, et peut-être faudrait-il lire le livre de cette manière ?
Ma troisième (et dernière) réaction fut : bon, elle est où, la suite ? En effet, malgré les gros défauts cités ci-dessus, je me suis prise d’un réel attachement pour les personnages. Aucun n’est franchement original, mais ils sont décrit avec tellement d’humour et de détachement que je n’ai pu m’empêcher de ressentir pour eux une certaine tendresse, un peu comme des amis de la “vraie vie”, pas des héros, pas des personnalités extraordinaires, juste des gens. Et j’ai fermé le roman en mourrant d’envie d’en savoir plus sur eux.
Ah, et ça m’a donné envie de visiter Edimbourg que vous n’imaginez même pas.

